Les élèves de la classe de seconde du Lycée Olivier Guichard ont participé à des ateliers sonores proposés l’artiste Sarah Clenet.
Artiste éclectique, Sarah Clénet s’intéresse au sonore dans toutes ses manifestations et célèbre le son pour lui-même. Elle se consacre aujourd’hui à la création musicale au sens large : écriture instrumentale et vocale, écriture électroacoustique, installation sonore en plein air, improvisation et performance.
Les élèves de seconde ont pratiqué de la musique en ensemble avec des objets sonores issus de matériaux recyclés. Ils ont créé des rythmes puis des compositions avec des pierres, des branches, des coquillages et autres objets. Les élèves ont pu explorer les sonorités des matériaux et expérimenter des formes musicales.
Projet mené par Laurencia HNAUTRA au lycée agricole de Guérande.
Les élèves de premières agricole du Lycée Olivier Guichard Guérande ont participé au concours « je filme ma formation ».
Concours gratuit., sous le haut patronage du Ministère de l’Éducation Nationale et de la Jeunesse, du Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et du Ministère du Travail, du plein emploi et de l’insertion.
Les classes de première aménagement paysager, de production horticole et aquacole se sont challengées afin de réaliser une représentation de leur formation et aider les élèves dans leur choix de formation.
La classe de première production aquacole a réussi à terminer dans les délais pour participer à la finale.
Le diplôme a été remis officiellement par le directeur du Lycée le 27 mars 2024. Pour chaque film retenu en sélection officielle, un arbre a été planté à Madagascar, à travers l’opération « 1 film 1 arbre ». Le lien du film est visible ici.
Projet mené par Laurencia HNAUTRA, enseignante d’Education Socio-Culturelle au lycée agricole de Guérande.
Une approche des spécialités culinaires et du patrimoine gourmand régional.
Une démarche d’exploration conduite avec les étudiantsde BTSA Technico-Commercial promotion 2023-2025du lycée agricole Jules Rieffel-Nantes Terre Atlantique.
Les étudiants en première année de BTSA Technico-Commercial se sont intéressés au patrimoine culinaire local et régional de Nantes et des Pays de la Loire.
Le curé NantaisLa MâcheLe petit LU
Leurs explorations, conduites en Education socio-culturelle et dans le cadre de séances pluridisciplinaires dédiées, ont débuté par une collecte d’informations, alliant recherches documentaires et visites guidées à la découverte du territoire, de ses ressources et de son histoire.
Visite de la CigaleVisite du passage Pommeraye
Différentes expériences sensorielles et dégustations ont agrémenté cette démarche de projet.
A la rencontre d’artisans et de professionnels spécialisés dans la fabrication et la commercialisation des produits du Terroir, les étudiants se sont penchés sur la notoriété de ces produits, in situ, et au delà du territoire ainsi qu’à leur process de fabrication et leurs évolutions
L’immersion dans le patrimoine gourmand a favorisé une démarche d’enquête et la réalisation de différents travaux de restitution individuels et collectifs tels que des « Fiches produits », des articles et exposés…
Atelier BTS gourmand
Enfin, les étudiants ont travaillé sur la conception d’une exposition collective pour présenter et valoriser une sélection de produits emblématiques.
Mâche, confiture de Muroise, fondant baulois, gâteau nantais, Bottereaux, petits beurres, Rigolettes et curé nantais ont ainsi été mis en scène à l’occasion d’une séance de photographies en studio, accompagnés par la photographe et designer culinaire, Sandra Visonneau.
Séances de photographies culinaires
Les réalisations photographiques ont été exposées au mois de Juin au Self du lycée Jules Rieffel.
Les étudiants ont prévu de poursuivre, sur l’année scolaire prochaine, des animations ludiques et des dégustations autour de cette exposition, pour partager leurs découvertes de produits emblématiques du terroir.
Démarche de projet initiée et accompagnée par Claire Pailharey enseignante animatrice Education Socio Culturelle- Site NTA Jules Rieffel.
Le lycée Angers-Le Fresne a accueilli une résidence artistique et culturelle d’une durée de 2 semaines, du lundi 5 février au vendredi 16 février 2024.
La Compagnie A travers Champs, basée à Chanzeaux (49) a été notre référent artistique, avec comme intervenants Annick CESBRON, auteure, comédienne, chanteuse et directrice artistique ainsi que Pierre CHARRIER, musicien, percussionniste, spécialiste du Rythme Signé et directeur artistique.
Cette résidence avait pour projet de faire travailler nos élèves (et tout particulièrement nos 1ère Bac Pro CPH-TCV) dans des domaines artistiques différents
3 DOMAINES ARTISTIQUES
Un atelier théâtral : « Découvrir le récit par la pratique collective de jeux théâtraux »
Une exploration des percussions sous la forme de jeux, en binôme et en groupe, dehors et dedans, pour faciliter l’expression personnelle, développer le point de vue singulier. A partir d’images, de protocoles de prise de parole, de sons à écouter, d’un débat mouvant…
Un accompagnement à « l’écriture », pour permettre d’aboutir de courts récits singuliers à partager avec le groupe, en lecture à voix haute.
Un travail de retranscription des paroles entendues, en petits groupes. Un montage de textes, à partir d’un choix d’extraits des entretiens.
Un entraînement de la voix ainsi qu’une mise en scène de la restitution à voix haute de ces textes.
L’atelier théâtre
Un atelier musical : « Découvrir la composition par la pratique musicale collective »
Découverte
Écoute active et découverte de musiques d’Afrique de l’Ouest d’hier et d’aujourd’hui, de musiques actuelles et d’artistes français pour éveiller la curiosité, s’interroger sur notre manière d’écouter de la musique, affiner son oreille et découvrir de nouveaux sons.
Exploration
Initiation aux percussions africaines, à la percussion corporelle, au langage du Rythme Signé.
Par des jeux rythmiques simples en groupe, en solo ou en duo, les élèves ont abordé la coordination corporelle et l’appréhension de leur corps, l’écoute, le jouer et le faire ensemble.
Sur un instrumentarium de percussions variées, ils ont découvert différents rythmes simples et ont abordé différentes techniques instrumentales liées.
Avec le langage du Rythme Signé, les élèves ont découvert une manière ludique et intégrante de faire de la musique.
L’atelier musique
Un atelier communication : « Médiatiser la résidence au sein de l’établissement »
Après la découverte de la Radio G !, radio locale d’Angers, expérimentations à travers des exercices d’interviews et du travail sur table de mixage. Réalisation de montages de bandes sonores pour diffusion dans le lycée et création d’affiches. Le tout dans le but de se préparer pour l’animation de la soirée.
Mercredi 14 février, Annick Cesbron, Pierre Charrier, 2 élèves de 1ère Bac Pro CPH-TCV et Olivier Bourreau sont allés dans les locaux de Radio G ! afin de participer à la quotidienne Topette ! pour présenter notre résidence artistique et culturelle. Le Topette ! du 14-02-2024 peut être écoutée ou téléchargée sur le site internet de Radio G !
UNE DECOUVERTE POUR D’AUTRES CLASSES…
Il s’agissait également de profiter de cette action pour intégrer la résidence à des objectifs pédagogiques, essentiellement en Education Socio-Culturelle. Les classes de BTS 1ère année MV et de STAV 1ère année ont donc été concernées par ce projet.
Jeux théâtraux – Classe BTS MV1 – Annick Cesbron
Annick Cesbron a animé deux ateliers d’1h30 de mises en voix. L’objectif pour les jeunes était de prendre confiance en soi lors de prises de parole devant un public. Intonation, intensité, posture, regard, intentions du discours ont été travaillés et ont permis une restitution autour de la lecture à voix haute.
Interview – 1ère STAV – Radio G !
Intervention de 8h de Radio G ! En amont, les élèves ont réalisé des micros-trottoirs sur le thème de culture et territoire. Ils ont ensuite écrit leur émission en présentant une structure qui participe à l’animation de leur territoire lors de la 1ère séance. Les enregistrements, grâce au studio mobile de Radio G ! et à l’intervention de Fahadi Ahamada, se sont déroulés le 13 février 2024. Ils sont disponibles sur le site de Radio G !
L’atelier radio
…ET POUR 2 CLUBS DE L’ALESA BAZ’ARTS !
Le club musique
Les membres de ce club (12 élèves) ont découvert, avec Pierre Charrier, le Rythme Signé. 9h d’atelier se sont déroulées sur ces 2 semaines, et nos membres de ce club ont pu avoir un contact privilégié avec Pierre Charrier, approfondir de cette manière leurs techniques et approcher une nouvelle technique qu’est le Rythme Signé.
Le club théâtre
Les membres de ce club (6 élèves) ont présenté leur travail effectué durant cette année scolaire à Annick Cesbron. 2h d’atelier se sont déroulées sur ces 2 semaines et Annick a pu donner une dynamique, du volume à leur pièce travaillée.
UNE COMPAGNIE PRÉSENTE AU LYCÉE 24h/24 !!
Durant ces 2 semaines, la Compagnie A travers Champs a été hébergée au sein du lycée.
Ils ont fait un travail de reprise d’écriture du récit Là-Bas, c’est Laaba. Ce récit devenait vieillissant (15 années d’existence) et Annick Cesbron et Pierre Charrier ont voulu le réactualiser en proposant toujours une ouverture sur la culture paysanne burkinabè, une mise en perspective du monde agricole à travers des témoignages de paysans d’ici et de là-bas (dont le père d’Annick Cesbron) et un questionnement sur le sens du mot « paysan ». Durant leurs demi-journées sans atelier, ils travaillaient à la réécriture de leur récit.
C’était également une occasion donnée aux élèves d’interroger leur propre rapport au milieu rural, à la terre, alors même qu’ils ont rejoint un établissement d’enseignement agricole.
ET ENFIN LA REPRESENTATION
La classe 1ère Bac Pro CPH-TCV, ainsi que les clubs théâtre & musique, ont abouti à des petites formes de récits à voix haute, accompagnés de danses et compositions musicales.
La restitution de ces groupes de travail s’est faite sous la forme d’une soirée « Spectacles », qui s’est déroulée le Jeudi 15 février 2024 à 20h de cette manière :
La 1ère partie fut consacrée à la présentation du travail des élèves (ateliers 1 & 2 des 1ères Bac Pro)
Puis, la compagnie A travers Champs a présenté son travail de réécriture durant cette résidence de 2 semaines
Cette soirée fut animée par les élèves de l’atelier 3
La représentation à l’amphithéâtre
La représentation a été ouverte à tous les apprenants, au personnel de l’établissement ainsi qu’aux familles des élèves de nos 1ères Bac Pro CPH-TCV.
Un grand MERCI à tous nos partenaires :
La compagnie A travers Champs, plus particulièrement Annick Cesbron & Pierre Charrier
Radio G !, tout particulièrement Fahadi Ahamada
LEGTA Angers-Le Fresne & l’ALESA BAZ’ART
Ce projet s’inscrit dans le cadre des actions du réseau art’ur. Il a reçu le soutien financier de la DRAAF et de la DRAC Pays de la Loire ainsi que la Région Pays de le Loire.
Ce projet a été mené par Olivier BOURREAU, enseignant d’Education Socio-Culturelle au lycée d’Angers -Le Fresne.
Création d’une représentation théâtrale et musicale en les murs du FIAA du Mans avec la comédienne Margot Châron et le musicien Moncef Ben Messaoud et les élèves de Terminale Professionnelle Conduite et Gestion de l’Entreprise Agricole de l’Agrocampus du Mans
Une première approche de la peinture contemporaine
Dès septembre 2023, les futur.es bachelier.ère.s de la filière CGEA du lycée de la Germinière ont été plongé.e.s dans l’univers d’un artiste singulier. Premier contact avec l’art contemporain pour la plupart d’entre elles et eux, l’œuvre d’Herman Braun-Vega les a rassuré.e.s de par sa singularité. L’interpicturalité, omniprésente dans ses peintures, a intrigué les élèves tout en leur permettant de se rattacher à des œuvres plus familières, plus classiques. Ils se sont saisis de ce passé exploité pour proposer des esquisses de saynètes à partir des œuvres qui leur parlaient le plus, faisant prendre vie aux personnages évoluant parmi les tableaux.
Des rencontres placées sous le signe de l’interdisciplinarité
C’est au cours du mois de Janvier que les apprenants ont rencontré le duo musico-théâtral que formaient Margot Châron et Moncef Ben Messaoud pour ce projet. Ayant étudié en amont les mises en scène de Thomas Jolly et de Thomas Ostermeier, les élèves ont travaillé pendant toute une semaine à l’écriture, la mise en scène et l’habillage musical de ce qui deviendra, pour les 18 et 19 janvier 2024, leur représentation théâtrale, performée au sein même du FIAA, devant l’exposition rétrospective du peintre franco-bolivien.
Une rencontre des générations
Le public a été accueilli par un groupe de 31 élèves danseurs. Tenues colorées, à l’image des tableaux accrochés derrière eux, ils se sont ensuite dispersés dans l’espace afin de donner vie à leur création. Certains étaient assignés, quand ils n’étaient pas comédiens, à l’accompagnement des personnes âgées, venues les observer depuis la résidence adjacente au FIAA. Les discussions s’en suivant lors du bord du scène ont été chaleureuses : un ancien comédien venant féliciter les interprètes en chapeau-melon pour leur gestion du burlesque, des félicitations destinées aux élèves ayant osé le travestissement, une dame venant parler de son passé de militante féministe avec notre jeune George Sand…
Une expérience profitable pour les élèves à tous les niveaux, qu’ils auraient été ravis de prolonger encore un petit peu.
Ce projet mené en lien avec le réseau art’ur a reçu l’appui de la région Pays de la Loire (DRAC) et du Pass’ Culture National.
Samantha Volpi, enseignante d’éducation socio-culturelle au Lycée agricole du Mans.
La culture Hip-Hop s’invite une nouvelle fois au lycée Edgard Pisani de Montreuil-Bellay. Les terminales bac pro ont participé à une belle aventure artistique. Durant 5 jours (30h), du 19 au 24 février ils ont pu s’essayer à la création avec la compagnie nantaise Unpointcinq autour d’un travail de chorégraphie et d’écriture.
Choix de la thématique et validation des artistes
La culture Hip-hop est omniprésente dans notre société, par ses traductions artistiques mais aussi par ses codes qui rayonnent sur beaucoup de champs culturels et sociaux. Le RAP, le graff, les codes vestimentaires issus des communautés afro-latino-américaines existent dans notre quotidien et dans celui des différents échelons de notre société française. Les élèves de 15 à 18 ans en sont généralement friands, et l’utilisent sans restriction. A défaut, ils la côtoient quasi-quotidiennement. C’est aussi une préoccupation de notre culture commune, preuve en est, le mouvement hip-hop est également vecteur de valeurs nécessaires pour toute société : la tolérance, le respect et le partage.
Il semblait alors intéressant de continuer à utiliser cette culture comme vecteur de médiation, d’apprentissage et de créations concernant des disciplines qui restent parfois loin des standards des jeunes telles que la danse et l’écriture. En effet, c’est la 3ème année consécutive que l’EPLEFPA revêt les couleurs du Hip-Hop autour des semaines de pratiques artistiques, que ce soit avec la danse, le graff ou le chant. Les Terminales actuelles ont vécu, à travers leurs émotions de spectateurs , ces deux précédentes pratiques artistiques et c’est à eux maintenant d’entrer en jeu.
La Compagnie 1.5, proposée par le théâtre de Thouars, correspondait parfaitement aux attentes recherchées : le pluralisme de leurs médiums artistiques dans leurs productions apporte de la matière. C’est aussi montrer aux jeunes que l’écriture d’un spectacle passe par un véritable cheminement spécifique, demande beaucoup d’investissement et ne possède pas de forme unique.
Une création en une semaine
Un peu moins d’une cinquantaine d’élèves issus des trois filières – SAPAT (Services aux personnes et aux territoires), AP (Aménagements paysagers) et VV (Viti-Vinicole) – a participé à cette semaine. Avant d’apprendre les premiers pas, le lundi matin réservé à la présentation des artistes et de la semaine est surtout l’occasion d’une rencontre qui restera souvent dans les esprits. Premier contact où chacun des intervenants a partagé ses origines, son histoire, ses rencontres, ses souhaits, ses projets… Échanges passionnants sur les différentes cultures, l’intégration, la persévérance, comment devenir professionnel, les moyens (humains, matériels, financiers, de temps…) pour créer une œuvre chorégraphique, le fonctionnement de l’intermittence du spectacle mais aussi et surtout sur le processus créatif de la compagnie et plus particulièrement celui de Gabriel Um. Il s’inspire fortement des ses racines camerounaises (mélange des disciplines telles que danse, poésie, musique) où l’entrée de la création se fait par le texte et se poursuit avec les mathématiques (avec entre autres la suite de Fibonacci) pour développer des utopies.
Cette matinée a permis de répondre à plusieurs interrogations et de mieux intégrer pour les élèves les attentes de la semaine mais aussi les rassurer.
» Si tu sais marcher, tu sais danser « .
Gabriel Um
Elle a aussi été l’occasion de poser les premiers termes « techniques » ou styles de Hip-Hop à travers divers extraits vidéos éclectiques montrant des battles de krump avec Tight EYEZ, Big MIJO,
du locking, du popping mais aussi une danse Bikutsi du Cameroun.
1.5 jour de danse
La journée et demie qui a suivi n’a été dédiée qu’à la danse et la création chorégraphique :
Échauffement, initiationAtelier danse collective
Après l’apprentissage des premiers mouvements collectifs et avant de passer aux recherches chorégraphiques en autonomie et en groupes restreints, Gabriel a détaillé une méthode de création qu’il utilise via la suite de Fibonacci :
Chaque groupe devait choisir un mot qui lui correspondait puis le réduire (ou l’augmenter) pour que le nombre de lettre soit un des chiffres de la suite de Fibonacci (0, 1, 1, 2, 3, 5, 8, 13, 21…) puis devait commencer à le chorégraphier selon la méthode et ses envies.
Atelier de recherche chorégraphique en autonomie
Présentation du travail de chaque groupe à l’ensemble du collectif et avec la hype Krump le mardi en fin d’après-midi.
La pause des mots
Pause pour les corps après une journée et demie de danse intensive pour des organismes qui n’en ont pas l’habitude. Cette arrivée au milieu de la semaine de pratique artistique est l’occasion de se réunir au foyer et de partager avec Gabriel sa passion pour un autre medium artistique : le texte, la prose, la poésie.
« La poésie c’est danser avec les mots »
Gabriel Um
Comme expliqué au premier jour, pour lui, le début de la création est le texte. A l’annonce qu’ils vont devoir écrire, l’assistance laisse s’émanciper un léger grondement.
Pour les accompagner, quelques définitions (poésie, prose, vers, strophe), des contraintes rassurantes :
pas d’obligation de rime
texte libre de thème (dans le respect de la loi),
des mots proposés pas imposés et possibilité de les décliner (ceux de chaque groupe de danse : AMOUR, LIBERTÉ (x2), MUSIQUE, DANSE, GAGNER, NATURE,
un partage de méthode :
Créer sa bulle
Créer un lien entre son imaginaire et son stylo
S’inspirer ou non des mots proposés
Choisir un nombre de vers avec la suite de Fibonnacci (5 minimum)
Écrire avec sa propre forme
et un exemple écrit de jeux de mots :
» Si tu sais écrire tu sais faire de la poésie «
Gabriel Um
Les élèves ont eu un peu plus d’une heure pour écrire. Pas facile de trouver sa bulle à 50 dans des espaces contraints même si beaucoup préfèrent rester en groupe.
Peu importe, l’objectif est atteint, tous écrivent. Beaucoup demandent des avis, de l’aide.
Petite surprise à la fin de ce temps : les élèves sont invités à déclamer leurs textes ; 9 volontaires se sont exprimés devant l’ensemble du groupe ! Il y avait un silence bienveillant, un grand respect dans l’écoute de la part de l’ensemble des acteurs, quel moment rempli d’émotion ! Il était réellement incroyable de voir les jeunes s’exprimer aussi tôt dans une semaine de pratique artistique. Magique ! Pour clôturer cette matinée, Gabriel a déclamé un de ses textes récents : « générations sacrifiées ».
Dernière ligne droite
A partir du jeudi 22 février, La Closerie de Montreuil-Bellay prêtée par la ville est maintenant accessible pour le groupe. Les élèves profitent d’une réelle salle polyvalente de spectacle pour finir leur création.
Appréhension du nouvel espace pour la phase chorégraphie collective. Reconditionnement des corps (une journée sans danse), rappel des pas des deux premiers jours. 7 élèves ont décidé de lire leur texte ou un extrait choisi durant le spectacle. Le travail des groupes en autonomie sur leurs chorégraphies respectives se termine ainsi que la phase de danse collective. Même s’ils viennent demander conseil, les élèves sont force de proposition et tous acteurs de leur semaine. Filages sur la dernière heure de la journée. Le stress monte avant le jour J et les répétitions générales du lendemain.
La représentation
En complément des traditionnelles répétitions générales, les élèves ont préparé la salle pour accueillir le public en début d’après-midi. Avant le retour sur l’établissement pour la pause du midi, plusieurs élèves ont demandé s’ils pouvaient inviter des amis et/ou de la famille pour la représentation. C’est une des premières et seules fois que les demandes ont été aussi explicites et nombreuses ! C’est une réelle satisfaction de voir les jeunes aussi motivés à partager leur création.
L’après-midi était destiné à la représentation unique du travail des trois filières des terminales du lycée aux apprenants et utilisateurs de l’établissement ainsi qu’à leurs proches.
Le dernier temps a été réservé à un échange entre les élèves, Gabriel et Florianne autour d’un goûter, pour exprimer et partager des ressentis sur cette semaine, riche en tous points.
Nous avons exploré avec Kelig Hayel la question de la bordure. Ses définitions. Ses synonymes.
La bordure comme terrain de jeu et de réflexion, comme passage probable des transitions, comme espace des transitions ?
« La bordure c’est la limite d’une zone identifiée, c’est l’endroit ou l’on se pose, c’est
l’accotement, la partie latérale d’une route, c’est un espace de circulation, c’est ce qui orne
ou renforce le bord de quelque chose, c’est un ourlet, une formation végétale composée de
plantes herbacées le long d’un trottoir, c’est une ligne de démarcation naturelle ou
convenue qui sert à séparer un territoire d’un terrain contigu ou voisin, c’est également un
seuil pour observer. » (extrait de la note d’intention de Kelig Hayel).
Nous avons exploré cette notion par le geste plastique. Dessin. Crayonnage ou stylotage, comme diront les élèves. Plusieurs pistes ont été explorées, allant du dessin d’observation au transfert de formes, plus ou moins figuratives, grâce au pastel gras. Les matrices des transferts sont ré- utilisées, presque jusqu’à saturation.
L’utilisation du pastel grasPastels et dessinsTransfert sur pastel grasLes détails d’un transfert
Ce format de résidence est tout à fait adapté à nos établissement, et à nos publics. Il permet d’explorer plus avant la démarche artistique avec un groupe (30h), et de sensibiliser plus ponctuellement tous les élèves sur un temps beaucoup plus court (2h par classe). La présence de Kelig dans les différents espaces du lycée, y compris dans les serres, pour son travail de création personnelle, a offert des possibilités de rencontre, de dialogue, de ressourcement.
Ce projet a vu le jour grâce au concours de la DRAC des Pays de la Loire, du Ministère de la culture (Adage), du Conseil Régional des Pays de la Loire, de la DRAAF des Pays de la Loire, et de Nantes Terre Atlantique.
Un pocket film retrace la résidence, visible sur :
Emmanuel Devineau, enseignant d’Education Socio-Culturelle au Grand Blottereau.
Avec les élèves de CAPa Production horticole 1ère année du lycée Luçon Pétré en Vendée.
Dans le cadre d’une situation d’apprentissage pluridisciplinaire (ESC et Français), et avec l’intervention deGrégory Valton, artiste photographe nantais, les élèves de CAP 1 PH ont exploré la notion d’autoportrait. Ils ont expérimenté différents choix techniques : la mise en scène, l’angle et le cadrage, dans le but de mettre en avant leur sujet : le végétal.
A chaque prise de vues, ils ont pris soin de se demander ce qu’ils souhaitaient raconter d’eux-mêmes en se questionnant sur leur image et leur sujet.
Leurs productions artistiques sont composées de photographies et d’écriture.
Une première séance d’introduction à la Photographie
Grégory Valton a introduit la première séance en présentant, au travers de l’Histoire de la Photographie, des autoportraits à l’esthétisme divers. L’artiste a également expliqué quelques notions techniques de la photographie (cadrage, champ, lumière). Les élèves ont ensuite appliqué ces notions durant des exercices pratiques en groupe. L’une des consignes était celle de se mettre en scène dans des espaces liés à leur formation, c’est-à-dire, les serres et tunnels horticoles. Ce premier travail était donc un travail collectif où chaque élève a eu l’occasion d’être photographe puis modèle.
Ces premières photographies ont été prises à l’aide de leurs smartphones et d’un appareil photo prêté par l’artiste. Un temps de projection et d’échange a clôturé cette première séance. Ce temps a permis, entre autres, d’apporter des conseils techniques aux élèves.
Parler de soi, réaliser son autoportrait
Durant la deuxième séance, les élèves ont tour à tour réalisé deux autoportraits mis en scène. Cette dernière a permis à chacun.e de réaliser des photographies dans un espace de type studio, installé dans une salle de classe. Le lieu de cadrage et de lumière a donc été défini. L’élève pouvait choisir la couleur de son fond et manipuler un appareil photo professionnel installé sur trépied.
Autoportrait sur fond bleu
Pour la première mise en scène, chaque élève a dû choisir une plante horticole présente dans le lycée. Cette plante devait parler d’eux, évoquer de leur personnalité. Ils l’ont ensuite photographiée à bout de bras sur un fond choisi. Un travail d’écriture effectué en parallèle avec l’enseignante de français a permis la mise en mots sous forme poétique de leur autoportrait.
Portrait à partir de plantes
Le deuxième autoportrait a aussi été réalisé dans une salle de classe avec l’installation d’un fond et d’un appareil sur trépied. Chaque élève avait pour consigne de réaliser son autoportrait en se demandant comment il souhaitait se montrer, être vu. Un minuteur leur a permis de déclencher l’appareil et d’aller s’installer devant le fond de la manière dont ils le souhaitaient.
Conduite des nouveaux projets collectifs en bac professionnel au Lycée Bel Air
Pour cette première mise en œuvre du module MG4, deux projets collectifs ont été menés au Lycée Bel Air de Fontenay-le-Comte avec comme objectif commun de renforcer l’autonomie et la prise d’initiative des jeunes. De la Disco soupe au Festival du Film, les filières TCVA et SAPAT ont travaillé sur des commandes distinctes répondant à la fois à des besoins de territoires et faisant écho à leurs domaines professionnels. Retour d’expériences.
Objectif : sensibiliser à la lutte contre le gaspillage alimentaire
Une commande du SYCODEM
Tout est parti d’une demande du Sycodem, Syndicat de collecte et tri des déchets et ordures ménagères du sud Vendée, dans le cadre de ses missions de prévention visant à réduire la production des déchets. C’est ainsi que la classe de 1ère Bac Pro TCVA a été sollicitée pour créer une action de sensibilisation pour lutter contre le gaspillage alimentaire auprès du grand public. Un élément majeur pour la filière Vente en alimentation qui a permis par ailleurs d’illustrer les enjeux de la sécurité alimentaire.
Du brainstorming à la mise en œuvre
Pour initier les réflexions, les jeunes ont partagé des idées au travers d’ateliers. Rapidement ils ont dégagé l’idée de cuisiner des invendus et des recherches les ont guidés vers la mise en place d’une Disco Soupe : un temps festif et solidaire pour lutter contre le gaspillage alimentaire. L’objectif était donc de monter un événement pour réaliser des soupes et des compotes à partir de fruits et légumes invendus. Le marché de Fontenay-le-Comte a été retenu pour sa visibilité. Trois grands axes se sont ensuite dessinés pour la mise en œuvre du projet : l’organisation du stand, la communication et la sensibilisation. Un groupe s’est chargé de contacter le marché et d’organiser la collecte des denrées et de rassembler le matériel nécessaire. Un autre a réalisé des vidéos Tik Tok présentant des conseils pratiques et a contacté la presse. Enfin, un troisième a conçu un livret recettes anti-gaspi. Parallèlement, la classe a rencontré un hypermarché et l’aide alimentaire de la Croix Rouge pour mettre en perspective les limites de notre système alimentaire.
De la préparation des soupes au Lycée à l’installation et au service sur le marché de Fontenay.
Faire face aux aléas
Malgré les difficultés et les réticences, la classe s’est mobilisée un samedi matin pour toucher le plus grand nombre. Le jour J, de fortes averses sont venues bousculer l’organisation. Les jeunes ont su rebondir et ont choisi de maintenir en cuisinant au Lycée dans un premier temps avant de se rendre au marché… pour le plus grand plaisir des courageux ayant bravés le mauvais temps !
Les 1ères SAPAT à la 12ème édition du Festival du Film de Fontenay-le-Comte
Le festival du film
Convaincu que le cinéma ne doit pas se limiter à un simple lieu de passage où l’on « consomme » des films mais davantage à un lieu de passion et de débats, le Festival du Film de Fontenay-le-Comte (né en 2012 à l’initiative de l’Association Kinozoom, de la Société Cinéode et du Cinéma Le Renaissance) propose à tous ses amoureux d’échanger dans une ambiance conviviale autour de grands films.
Une commande exigeante
Dans cet objectif, le festival s’associe régulièrement à d’autres structures afin de s’enrichir de nouvelles compétences et d’irriguer au maximum le territoire, comme cette année avec les 1ères SAPAT de Bel Air.
Grâce à leur bonne connaissance des structures éducatives et médico-sociales notamment, ainsi que des publics qui y sont accueillis, les jeunes de 1ère SAPAT se sont vu confier en novembre la commande suivante : « la mise en œuvre d’actions permettant la sensibilisation de publics variés au septième art et la création d’une émulation autour du festival ».
Méthodologie du projet en mode coopératif
Afin d’y répondre, les jeunes ont appris à travailler en coopération ; ils ont développé leurs capacités à s’investir dans le collectif pour se lancer ensemble dans l’analyse du besoin et la recherche de solutions.
Réunions, fiches projets, cahier des charges… ont fait leur quotidien lors de plusieurs semaines au cours desquelles ils se sont accordés sur l’initiation, en amont du festival, à plusieurs dispositifs à l’attention de différents publics, et d’un temps fort les réunissant pendant.
Des actions stimulantes en amont du festival
• la création d’un slam en direction des publics jeunes, enregistré au Forum Jeunes et diffusé sur DIG radio,
• la création d’un doublage parodique d’une bande annonce avec l’IME des Trois Moulins,
• des activités créatives dans deux classes de l’école des Cordeliers,
• l’organisation de la projection d’un film au service pédiatrique de l’Hôpital,
• la fabrication de pâtisseries avec les résidents du lieu de vie La Chaumière,
• la réalisation d’un film-témoignage de toutes ces actions.
Les jeunes dans le studio de radio
Un temps fort collectif et fédérateur
Le lundi 18 mars, en plein cœur du festival, tous se sont ainsi réunis au cinéma Le Renaissance afin de vivre ensemble une expérience de spectateurs au festival, de présenter leur travail et de se retrouver autour d’un moment festif.
Ce projet, mené en lien avec le réseau art’ur, a reçu l’appui de la Région des Pays de la Loire (PRADT)
Atelier de création avec l’artiste plasticienne Nicole Bastien
et les élèves de Terminale Bac pro TCVQPA
Lycée professionnel agricole André Provots, Brette-les-Pins.
Le sens d’un mot « Raccommoder »
Les élèves ont réfléchi au sens du mot « Raccommoder ». Ils ont proposé un nuage de définitions : soigner, rafistoler, recoudre, planter, refaire, guérir, réparer, préserver, aimer…
Pourquoi est-ce UTILE de raccommoder la Terre ?
Comment passer ce message ? Les élèves ont réfléchi, pensé, dessiné leur future création. Ils devaient s’approprier la démarche de création; passer de l’imaginaire à la mise en forme !
Pourquoi faut-il raccommoder la Terre ?
Rencontre avec l’artiste et conception
Après une présentation croisée entre l’artiste céramiste plasticienne, Nicole Bastien (son travail, ses participations à différentes expositions) et les jeunes, la séance a été consacrée à la manipulation de la terre.
Cette activité est un préalable à tout apprentissage dans le domaine du modelage, et donc de la céramique.
Moi et la terre
Il a été question, pour les jeunes, d’analyser le rapport qu’ils entretiennent avec la terre :
La terre que l’on doit protéger,
La terre que l’on doit réparer,
Nous pouvons la pétrir, la façonner, la modeler, lui donner une forme.
Moi et le modelage
Chaque projet artistique est unique de par la diversité des élèves, et les travaux ont été élaborés selon les capacités de chacun. Les différentes thématiques ont eu pour but de faire émerger la créativité qui pouvait être libre, ou bien dirigée par l’artiste.
Rapidement, Nicole Bastien a placé les élèves en situation d’acteurs.
Chaque élève a donc découvert les propriétés de la terre chamottée : celle-ci est composée d’argile lisse et de chamotte, la chamotte étant de l’argile cuite à très haute température qui a été broyée en grains plus ou moins gros.
Selon la taille, la densité et l’argile à laquelle la chamotte est ajoutée, on obtiendra une terre avec des propriétés différentes ; souple, lisse, chaude ou froide, molle, malléable.
Par ailleurs cette technique autorise l’erreur, à tout moment il est possible d’enlever ou de rajouter de la matière, dans l’objectif d’améliorer l’objet.
Les jeunes en action
Sur les consignes de l’artiste, une tranche de terre chamottée blanche est devenue boule, puis a été séparée en deux, pour devenir deux moitiés de sphère. Ensuite, les jeunes ont créé un colombin (un boudin de terre). Ils ont collé, avec de la barbotine (la « colle » du céramiste), le colombin ainsi que les deux moitiés de sphère. Ils ont obtenu une Terre.
Puis est venue la création, le modelage des pansements, les tesselles. La consigne était de créer une tesselle, poser une couleur, un mot, une empreinte.
Un groupe a commencé la sphère en grillage.
La réalisation de la sphère en grillage
Les engobes, l’éviscération des Terres et le séchage
Le décor à l’engobe constitue une des plus vieilles techniques dans l’histoire de la céramique. Cette matière est fabriquée, comme une barbotine, avec une texture et une composition qui rendent pratique son application au pinceau.
L’engobe a un bon pouvoir couvrant, les jeunes ont pu peindre leurs Terres et leurs tesselles
Les Terres décorées à l’engobe
Les terres ainsi modelées doivent être vidées, pour supporter la cuisson (1000°) et surtout ne pas exploser dans le four.
Le séchage a lieu en atmosphère ambiante, pendant trois semaines, un temps suffisant pour permettre l’élimination de l’eau et éviter ainsi les risques de fissures lors de la cuisson.
Début janvier, les pièces ont été cuites chez un potier céramiste, La Ronde des Terres, à Teloché.
L’éviscération des Terres
Raccommoder et mettre en scène
Pour finir, les jeunes ont pris du fil de couleur, puis ils ont cousu les tesselles sur la sphère en grillage.
Sur leur cahier de croquis, les jeunes ont imaginé, dessiné la mise en scène de présentation de leurs travaux
Un croquis de la scénographie
La valorisation : lundi 15 janvier 2024
Les élèves, très attachés à la valorisation de leur production, ont présenté une exposition.
Ils ont placé leurs terres raccommodées dans un espace du lycée. Puis, ils ont présenté leur travail à différentes classes du lycée, une représentante de la région Pays de la Loire, des parents, ainsi que le personnel du lycée.
Cette activité est particulièrement adaptée à ces jeunes, qui peuvent avoir une mauvaise image d’eux-mêmes, et cet atelier proposé par l’artiste a placé chaque élève en situation de réussite, chacun réalisant une œuvre de qualité.
Les Terres installées La réalisation finale
Ce projet a reçu le soutien de la DRAC Pays de la Loire, la DRAAF Pays de la Loire, la Région Pays de la Loire, le ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire et le lycée Professionnel Agricole André Provots, Brette-les-Pins. Ce projet a été mené en lien avec le réseau art’ur, réseau d’action culturelle des établissements agricoles Pays de la Loire.